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Interview : Ludovic Miazza, 89 Architectes

Porté par deux jeunes trentenaires, Ludovic Miazza et Stéphane Koularmanis, 89 Architectes est un bureau d’architectures genevois ayant récemment collaboré avec Privalia sur un projet de deux villas de standing en PPE, « Les Galéïdes », logées au sein du plateau de Pinchat. Nous en avons profité pour poser quelques questions à Ludovic, quant à son parcours, sa vision du métier, ses réalisations et les défis que son bureau rencontre aujourd’hui ; qu’il s’agisse de la conception d’un logement ou d’un bâtiment public.

Ludovic Miazza, bonjour et merci de nous accorder cette interview pour notre magazine !
Pourriez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs ?

Je m’appelle Ludovic Miazza, j’ai 32 ans, et j’exerce le métier d’architecte à Genève. Je suis associé à Stéphane Koularmanis avec lequel nous avons monté un bureau il y a maintenant sept ans : 89 Architectes. Aujourd’hui, nous travaillons avec une équipe de huit collaborateurs, qui évolue en fonction des projets que nous menons. Nous sommes quasiment tous en-dessous de la trentaine. C’est le genre d’environnement de travail qui me plaît beaucoup. À la base, nous étions trois associés, tous nés en 1989, et issus de la même volée, ce qui nous a visiblement inspirés pour le nom de notre bureau.


Image Privalia partenaire

Quelles sont les raisons qui vous ont poussés vers le métier d’architecte ? Est-ce une vocation, un intérêt que vous cultivez depuis longtemps ?
Je viens d’une famille de constructeurs : un arrière-grand-père maçon, un grand-père ingénieur civil, un père architecte de formation. Mon frère est architecte aussi. Nous avons eu la chance de pouvoir choisir nos études et de nous orienter naturellement vers la construction. Plus jeune, j’ai aussi pu fréquenter les chantiers de mon père durant l’été. Je pense que cela a aidé à faire naître cette passion pour le bâti.


Où avez-vous étudié l’architecture, et quel cursus avez-vous suivi exactement ?
Stéphane et moi avons tous deux obtenu notre maturité professionnelle à l’école d’ingénieur de Genève. Cela nous a permis de rentrer en Bachelor à l’HEPIA, pour une durée de trois ans. Cette formation est vraiment destinée à pouvoir suivre des constructions sur notre territoire, et d’appréhender la manière dont on les construit. Avec Stéphane, nous avons été diplômés tous deux dans la même volée. Dans la foulée, nous avons postulé pour le cursus de Master de l’EPFL. Il y avait une année préparatoire que nous avons validée. Il fallait aussi une année de stage et, en fait, j’en ai fait deux. Suite à ça, je n’avais plus vraiment envie de retourner sur les bancs de l’école alors j’en ai profité pour voyager. À mon retour, nous avons monté la société tandis que Stéphane terminait son Master à l’EPFL.


Pourriez-vous nous détailler un peu le contexte de vos premières réalisations ? Et quelles étaient-elles ?
Au départ, nous travaillions pour des bureaux qui étaient déjà en place. Lorsque nous avons réalisé nos premiers projets, nous continuions à collaborer avec eux en parallèle sur certains dossiers. Parmi nos toutes premières réalisations, je citerais avant tout une maison que nous avons conçue pour un vigneron à Soral. Il s’agissait d’une construction en zone 4B protégée, dans un village protégé, avec des problématiques d’insertion dans le site. Nous avons eu des discussions soutenues avec la Commission des monuments et sites, afin de faire passer nos idées un peu plus contemporaines, et de les marier de façon optimale dans ce tissu traditionnel villageois. En parallèle, nous réalisions aussi une copropriété de dix appartements à Lully, sur la commune de Bernex, ainsi qu’un autre projet, de nature différente : l’EMS Les Châtaigniers, à Veyrier, soit sept appartements destinés à des personnes âgées.


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Vu votre entourage familial, vous vous intéressez à l’architecture depuis longtemps. Au sein du bassin genevois, que vous connaissez bien, avez-vous perçu une évolution de la profession ?
Je dirais, d’une manière générale, qu’avec le temps, nous bénéficions de moins en moins de place pour construire. Ce constat est logique. Chaque projet doit donc être bien réfléchi, et conçu de la meilleure des manières, pour optimiser au maximum notre surface constructible future. Et ceci sans trop densifier et péjorer ainsi la qualité des constructions et, globalement, de notre territoire. De ce point de vue, les choses ont donc beaucoup évolué. Et ce que je viens de vous dire, c’est vraiment propre à chaque zone de construction, à chaque commune, en fonction de sa politique, qui peut être ou ne pas être en accord avec les services de l’État. Nous, les architectes, sommes des représentants de nos clients auprès de ces instances. Je dirais donc qu’un architecte aujourd’hui doit être capable de démêler, comprendre et analyser au mieux ces politiques, pour essayer d’amener une vision claire de son projet et le mener à bien dans un contexte optimal.


Parlons un peu d’architecture contemporaine et du domaine public donc, que vous évoquez. Quelle construction pourriez-vous nous citer qui, selon vous, se détacherait des autres, d’un point de vue qualitatif par exemple ?
Le premier projet qui me vient en tête, ce sont les équipements publics pour le quartier des Vergers, à Meyrin, réalisés par Sylla Widmann, un bureau d’architectes genevois. L’école est construite en béton apparent, avec des menuiseries en bois. Pour moi c’est l’exemple d’un projet de bâtiment public très qualitatif. Mais je pourrais en citer beaucoup d’autres, qui ont été menés par d’excellents bureaux d’architectes genevois.
Concernant les logements, il y a beaucoup de fondations qui, au niveau communal par exemple, développent des projets sur des terrains appartenant aux communes, ou acquis par les communes, qui sont à mon goût très pertinents.


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Parlons maintenant du projet Les Galéïdes, situé à Pinchat, piloté et vendu par Privalia. Quelles étaient les contraintes, ou particularités techniques, que vous avez dû affronter ?
Pour ce projet, nous avons travaillé en zone villas, une servitude contraignante grève la parcelle, ce qui nous a obligés à concevoir un projet avec deux maisons imaginées comme un ensemble, représentant une maison familiale, mais destinée à accueillir deux logements bien distincts. On peut ressentir la symétrie des deux logements, un peu comme un miroir, mais ça ne l’est justement pas. Par un jeu de volumes, nous avons disposé les espaces de ces deux maisons différemment, afin que chacun ait une habitation différente de celle du voisin.


En tant que jeunes architectes, comment s’est passée votre collaboration avec Privalia, et comment vous êtes-vous rencontrés ?
Nous sommes entrés en contact un peu par la force des choses, via les métiers que nous pratiquons, et puis via différentes connaissances. Comme je le disais au début de l’interview, c’est agréable, à notre échelle, de pouvoir travailler avec des équipes jeunes, ce qui est le cas avec Michael ORTIZ de Privalia. Nous avons aussi toujours été en contact avec son père, le promoteur, Enrique Ortiz, qui a toujours un avis très précis, et à la fois critique, par rapport aux propositions que nous avons pu lui soumettre. C’est important que les expertises de chacun, soient prises en compte dans de tels projets.


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Parlons encore un peu de Pinchat, puisque c’est une commune qui est très prisée sur le Canton de Genève. D’un point de vue architectural, comment avez-vous réussi à vous fondre dans le décor ? Quelle est l’idée qui vous a permis d’épouser, en fait, ce lieu privilégié, de le sublimer ?
Nous sommes partis avec une contrainte forte, à savoir cette densité moindre comme je vous le disais. Mais cela nous a permis d’avoir des volumes qui s’intègrent mieux au bâti existant. Dans ce quartier, à Vessy, il y a beaucoup de grandes parcelles de plusieurs hectares avec de vieilles maisons, où la présence de la végétation est importante. Nous avons eu la chance de pouvoir préserver le cordon boisé situé sur la partie haute de la parcelle sur laquelle nous avons travaillé. Grâce aux baies vitrées et aux patios situés à l’arrière, nous avons pu ouvrir au maximum ces villas dans leur environnement naturel, par ces jeux de volumes justement. La typologie intérieure de ces maisons est vraiment organisée autour de ces espaces ouverts. C’est ce qui a dicté notre réflexion architecturale, afin d’intégrer au mieux ce bâtiment sur sa parcelle. Mais cela a évidemment soulevé beaucoup de questions. Il a fallu proposer plusieurs variantes, et faire des choix de concert avec le promoteur.


Pour terminer, pourriez-vous nous dire qu’est-ce qui fait ou peut faire, selon votre point de vue d’architecte, le succès d’un projet immobilier ?
En tant qu’architecte, on ne peut rien réussir seul. Il y a tellement de personnes impliquées dans la construction d’un bâtiment : le promoteur, l’architecte, l’ingénieur civil, toutes les entreprises qui vont œuvrer sur le chantier, les différents services de l’État, les collectivités publiques, etc. Le succès doit se jouer à tous ces niveaux. Une bonne construction doit prendre en compte toutes les contraintes liées à chaque mandataire, à chaque expert qui a un avis sur le projet. Il faut être capable d’analyser ces contraintes et de les intégrer, ou non, à la conception, sans perdre de vue le concept de base, celui donné par le bureau d’architecte, afin qu’évidemment il puisse perdurer, et que sa sensibilité, sa réflexion, puisse être comprise par tous les intervenants du projet.
En fin de compte, quand on parle de logement, il y a forcément une personne qui va habiter les lieux. Un bon projet doit rendre le client satisfait, que ce soit celui qui va acheter, ou louer. En tant qu’architecte, si nous faisons ce métier de concevoir des logements, c’est aussi que nous espérons que les gens qui vont les occuper vont se sentir bien, et vont pouvoir apprécier à la fois leur investissement, mais aussi le cadre de vie dans lequel ils vont habiter.


Image Privalia partenaire

Pascal Viscardi


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