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Clint Capela : portrait de la star genevoise du basket US

Avec ses 2.08 mètres pour 109 kg, Clint Capela figure parmi les tout meilleurs pivots de la NBA. Récemment, l’athlète meyrinois a rempilé pour deux ans au sein de la franchise géorgienne des Atlanta Hawks, prolongeant ainsi son contrat – signé en 2018 – qui en fait le sportif suisse le mieux payé de l’histoire. Retour sur la carrière fulgurante d’une future légende helvétique, un exemple à suivre pour tous les sportifs genevois en devenir.

L’histoire de Clint, géant des parquets

De père angolais et d’une mère congolaise, Clint Capela est tout d’abord un passionné de football. C’est seulement en 2007 qu’il commence le basketball au Meyrin Basket. Dès 2009, il se fait repérer par le club formateur de Chalon-sur-Saône, où il passera également son bac. Après seulement deux saisons en professionnel (!), Clint est drafté, en 2014, par l’équipe des Houston Rockets. Un premier exploit, mais pas encore un accomplissement. Il rejoint donc les USA, puis est directement prêté dans le club « ferme » de Rio Grande Valley, en ligue mineure. Dès l’année suivante, Clint intègre l’effectif professionnel de Houston. L’année 2020 2018 marque son transfert au Hawks d’Atlanta où il réalisera sa meilleure saison. Pour résumer cette épopée éclair : début du basket à l’âge de 13 ans, transfert en France à 15 ans, début en pro à 18 ans, drafté à 20 ans, et début en NBA à 21 ans. Il s’agit là, pour un « petit suisse », d’un parcours phénoménal.

 

 

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Roi des rebonds et prestations démentielles

En janvier dernier, il fait même mieux que la légende Saquille O’Neal – 27 points, 26 rebonds – lors d’un match mémorable face aux Detroit Pistons et finit même la saison 2021 comme meilleur rebondeur de la plus importante ligue de basketball au monde. Suite à cette première saison au top chez les Hawks – éliminés en demi-finale par les Milwaukee Bucks, futurs vainqueurs de cette même édition –, Capela signe une prolongation de deux ans à son contrat de base, paraphé en 2018 : 5 ans, pour 90 millions de dollars. Malgré ce montant record pour un athlète suisse, la star ne fait pas souvent les gros titres en son pays. S’agit-il du basketball, un sport finalement pas si populaire que ça en Suisse ? D’un caractère plutôt réservé ? Quoi qu’il en soit, Clint Capela est de loin l’un des sportifs suisses les plus importants de sa génération. À seulement 27 ans, on peut déjà dire que le géant genevois fait preuve d’une longévité impressionnante ; la carrière d’un basketteur de NBA durant en moyenne 4.7 ans seulement, Capela vient d’achever sa septième. Autre statistique des plus flatteuses, le suisse vante, à ce jour, un total de 187 « double-doubles », soit un minimum de dix unités par match, parmi : points, rebonds, passes décisives, mais aussi interceptions et contres. En 2020, il est cinquième meilleur joueur de NBA à cet exercice, avec 48 unités.


Fondations importantes et équipe nationale

Généreux par nature et loin d’oublier ses origines, il démarre, l’été dernier, la première édition (gratuite) du « Capela Geneva Camp » dont l’objectif est celui de partager ses précieux conseils aux jeunes basketteurs en herbe. Plus important encore, le lancement au printemps 2019 de la « Fondation CC15» dont la mission est de fournir aux enfants en famille d’accueil et aux enfants de familles monoparentales à faible revenu les mêmes opportunités et ressources que celles dont disposent les familles des classes moyennes et supérieures. En sélection nationale, Capela compte actuellement 8 caps sous le maillot rouge à croix blanche ; il est très compliqué d’être présent pour lui sur tous les fronts, avec le calendrier infernal de la NBA.


De l’internat au succès, parabole d’un bosseur

Lui-même issu d’une famille monoparentale – reposant uniquement sur les épaules de sa mère Philomène, qui élève seule ses trois enfants – Capela s’est forgé un mental en acier, dans un contexte difficile. Suivant les conseils des services sociaux, le jeune Clint passe alors 6 ans à l’internat de Pierre-Grise, à Genthod. Le weekend seulement il retrouve sa famille avec une envie toute simple : être un petit garçon comme les autres. Mais il deviendra bien plus que ça, le destin lui réservant des surprises qu’il était alors loin d’imaginer. Ces rudes expériences forcent à grandir plus vite, lui inculquent organisation et discipline, valeurs qu’il conserve encore aujourd’hui. Cela se retrouve aussi bien sur le terrain que dans la vie ; adepte des belles montres et des marques de luxes, il reste cependant une personne accessible et discrète, en plus d’être un bourreau de travail dont la régularité et l’engagement participent à son succès.

 

 

 

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Devenir « plus méchant » au pays des bad boys

Ces traits de caractère, appréciés en Suisse, fonctionnent peu en NBA où l’agressivité et le côté « mauvais garçon » représentent la norme. Parfois même, être « calme » au pays de l’exubérance est interprété comme un signe de faiblesse. Clint a donc dû se renforcer encore plus, voire rentrer dans un rôle de « méchant », pour forcer le respect. Force est de constater que la sauce a pris, là où le sport est vécu comme une religion, où tous les rêves sont permis et encouragés (aussi bien par les familles que le système scolaire) à condition de s’en donner les moyens. L’envie d’y arriver, au-delà même du talent, est justement ce qui représente le plus ce champion qui à 13 ans a dû arrêter le football (son véritable premier amour), ne trouvant pas de crampons à sa taille. Pas facile, lorsqu’à cet âge on mesure déjà 190cm !


L’homme qui valait 90 millions de dollars

Aujourd’hui, idole au pays de l’Oncle Sam, Clint Capela est le sportif suisse le plus payé de l’histoire, hors revenus publicitaires. Lui qui lors de ses débuts à Chalon-sur-Saône ne touchait alors que 3’500 euros – pendant sa saison pro – possède un rapport sain avec l’argent. Clint reste mesuré, préférant tout d’abord s’occuper de sa famille avant de penser excessivement au « bling-bling », contrairement à la plupart de ses coéquipiers. Les balades genevoises désargentées – côté Rue du Rhône, au milieu des boutiques de luxe – ne sont certes pour lui qu’un souvenir (bien que pas si lointain, à en croire le direct intéressé) pour qui tout cela semble encore assez fou. Après tout, Clint n’est que le deuxième suisse à évoluer en NBA après son idole d’enfance, le veveysan Thabo Sefolosha – 38 ans et aujourd’hui retraité des parquets américains – étant justement arrivé aux Rockets de Huston l’année de son départ. Dream bigger.


Pascal Viscardi


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