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Communes & Régions

Genève et ses quartiers : Pâquis Sécheron

Après les Grottes St-Gervais, poursuivons notre tour d’horizon des quartiers de la rive droite. Cap sur un haut-lieu de la multiculturalité genevoise dont la réputation n’est plus à faire même au-delà des frontières du Canton : le quartier des Pâquis Sécheron. Tantôt rouge pour sa vie nocturne animée, tantôt vert par les parcs et jardins magnifiques qu’il habite, tantôt bleu par le lac et les Bains centenaires si prisés qui le bordent, le quartier est pour le moins haut en couleurs. Des néons des petits commerces de la rue de Berne, en passant par les hôtels de luxe du quai Wilson, jusqu’aux organisations et entreprises internationales nichées un peu plus haut, les contrastes ne manquent pas et rappellent constamment à ses visiteurs comme à ses habitants cette essence plurielle qui le rend si atypique.

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Des pâturages avec vue sur les Alpes

Les Pâquis tirent leur nom des pâturages qui occupaient autrefois les abords du lac, à l’extérieur des fortifications délimitant alors la ville. Idem pour Sécheron, mot issu du patois et qui signifie “pré en pente”. Des mots qui évoquent aussi la topographie du quartier, et son relief plus prononcé à mesure que l’on remonte l’Avenue de France. C’est au nord, le long de l’actuelle rue de Lausanne que sont édifiés les premiers bâtiments du quartier, dont les habitants font encore paître leurs bêtes aux abords du lac, tandis que la ville se décloisonne petit à petit de ses remparts dans la deuxième moitié du XIXe siècle. La rue des Alpes, qui le délimite avec son voisin de St-Gervais, porte bien son nom puisqu’elle offre une vue imprenable sur le lac, les Alpes et le Mont-Blanc. Les hôteliers en profitent pour édifier des établissements le long des quais qui subsistent encore aujourd’hui : Hôtel de la Paix, Richemont, Beau-Rivage pour ne citer qu’eux. Entre ces derniers et la Gare Cornavin, un quartier moderne prend forme avec ses rues perpendiculaires nommées selon des villes suisses: Lausanne, Fribourg, Neuchâtel, Bâle et Berne. C’est là où bat encore aujourd’hui le cœur du quartier.


Une vocation internationale

Le 10 septembre 1898, les Pâquis deviennent tristement célèbres, puisque l’impératrice d’Autriche Élisabeth de Wittelsbach, autrement connue sous le nom de Sissi, est assassinée sur le quai du Mont-Blanc par un anarchiste italien en sortant de l’hôtel Beau-Rivage pour embarquer à bord du bateau “Genève”. Une statue rappelle cet événement tragique à l’emplacement du crime. De monuments commémoratifs, le quartier n’en manque pas. Ils sont de près ou de loin liés à la vocation internationale et d’accueil de Genève comme le Monument Brunswick, ou la “Broken Chair” du sculpteur Daniel Berset et la fresque de Hans Erni qui œuvrent pour la paix à la place des Nations. Un quartier également international par sa clientèle de touristes, cosmopolite et souvent luxueuse, qui fréquente ses hôtels, restaurants et magasins. International encore par les organisations qu’il accueille : Organisation des Nations Unies, Organisation mondiale du Commerce, Organisation mondiale de la santé, Organisation internationale du Travail, Organisation mondiale de météorologie, témoins de plus de 150 ans d’histoire commune entre Genève, l’Europe et le monde. Dernière-née de ces relations : la Maison de la Paix inaugurée en 2013, avec son campus et sa passerelle longue de 160 mètres qui surplombe les voies de chemin de fer CFF.


Image Privalia partenaire

Un quartier populaire, les pieds dans l’eau

Si le quartier évolue, à l’image des dernières réalisations architecturales et urbanistiques de Sécheron, certains lieux semblent immuables. Été comme hiver, les Bains des Pâquis attirent sans cesse une foule bigarrée sur la jetée de la rive droite. Inaugurés en 1872, ils sont démolis puis reconstruits en 1932, en béton et en verre, dans le style architectural du Bauhaus. Menacés de destruction, ils sont sauvés in extremis par l’association de ses usagers qui se mobilisent en faveur de leur rénovation à la fin des années 80. L’événement montre l’attachement des citoyens à leurs Bains. L’association gère aujourd’hui quant à elle l’intégralité du lieu. Baignade, détente (sauna et hammam) et gastronomie (la célèbre fondue) sont les trois piliers de ce lieu atypique, ouvert 365 jours par an. Une véritable institution ! L’identité populaire du quartier s’affirme aussi un peu plus loin, dans les innombrables snacks, cafés, restaurants, bars, boîtes de nuit et cabarets où toutes les nationalités et cultures se côtoient, de jour comme de nuit.


Du verre et du vert

À cette densité de population et de commerces du cœur des Pâquis contraste le quartier de Sécheron, avec ses parcs et jardins, ses monstres de verre et de métal et ses drapeaux d’organisations internationales. Impossible de les manquer lorsque l’on arrive à Genève depuis Lausanne. Les activités économiques des grandes entreprises et les activités de recherche et d’innovation ainsi que l’artisanat ont remplacé les commerces de proximité. Une nouvelle zone résidentielle a pris place entre la voie Creuse et la Place des Nations. Du verre et du métal, on en retrouve aussi sur les magnifiques serres des Conservatoire et Jardin botaniques de Genève. Un véritable musée des plantes vivantes, avec son parc propice à la détente. À l’Ariana, le verre est encore à l’honneur aux côtés de la céramique, illustrant la richesse et la diversité des collections patrimoniales genevoises. Nous vous l’avions bien dit, ce quartier vibre et scintille de mille feux et mille couleurs.


Pascal Viscardi


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